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L’Université de Sherbrooke veut diagnostiquer plus rapidement la maladie de Lyme

Gros plan sur une tique depuis une feuille qui semble lorgner le soulier de randonnée d'une personne sous elle.

Une nouvelle chaire de recherche sur la maladie de Lyme à l'Université de Sherbrooke a été créée mardi.

Photo : getty images/istockphoto / Ladislav Kubeš

Radio-Canada

La Chaire de recherche sur la maladie de Lyme et les infections émergentes voit le jour à l’Université de Sherbrooke. Parmi ses objectifs : diagnostiquer plus rapidement la maladie et améliorer les connaissances en raison de l’augmentation rapide du nombre de cas au Québec et des complications importantes si la maladie n’est pas traitée.

En raison du réchauffement climatique, plusieurs espèces de tiques porteuses de pathogènes étendent leur territoire au Québec. Environ 60 % des cas de maladie de Lyme de la province se trouvent en Estrie.

Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que la Chaire de recherche sur la maladie de Lyme et les infections émergentes ait été créée à l’Université de Sherbrooke.

On essaie de tirer avantage de cette position peu enviable pour faire progresser les connaissances.

Une citation de Alex Carignan, professeur-chercheur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et microbiologiste-infectiologue au CIUSSS de l’Estrie-CHUS

Le Dr Alex Carignan dirige l’équipe de la nouvelle chaire de recherche. Il développe ce projet depuis 2018.

C'est une recherche qui est très appliquée, qui vise à réduire les infections et les complications chez les gens vivant en Estrie et ailleurs au Québec. L'Estrie, c'est la région qui a l'incidence la plus élevée de maladie de Lyme. C'est aussi la région où on a découvert la première éclosion d'anaplasmose, une autre bactérie transmise par la même tique, explique le Dr Carignan.

Des patients qui ont été piqués par une tique seront invités à prendre part à une cohorte prospective. Ils seront suivis dans le temps afin de documenter le développement de la maladie de Lyme ou d’autres infections.

Mesurer l'efficacité des médicaments

Les chercheurs s'intéresseront aussi à l'efficacité de la doxycycline, un antibiotique administré depuis de nombreuses années pour traiter l'infection. La littérature qui montre son efficacité est relativement peu abondante. On a un projet où on veut évaluer l'efficacité de cette mesure-là dans la population, poursuit le Dr Carignan.

Une étude permettant d'évaluer les besoins de formation des professionnels de la santé concernant le diagnostic et la prise en charge des patients atteints de la maladie sera également lancée.

Les médecins traitent de plus en plus précocement la maladie, ce qui a amené une diminution des complications au fil des années. Par contre, comme l'incidence de l'affection est en hausse constante, je pense qu'on doit demeurer vigilants. On doit aussi s'assurer que les professionnels de la santé savent bien reconnaître les signes de la maladie, soutient le Dr Carignan.

Des activités de vulgarisation sont aussi prévues dans la communauté.

Avec les informations de Guylaine Charette

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